Colorful fishing village on the Italian coast with boats in a small harbor

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Italie

"L'Italie n'est pas un pays. C'est vingt pays qui ont accepté de partager un passeport."

Le grand tour de force de l’Italie, c’est de ne jamais donner l’impression d’être un seul endroit. L’efficacité vive de Milan n’a presque rien en commun avec le chaos languide de Naples. Un risotto à la truffe piémontais et un arancino sicilien sont tous deux italiens de la même façon qu’un sonnet et un cri sont tous deux du langage — techniquement la même catégorie, spirituellement des planètes différentes. C’est ce qui rend l’Italie inépuisable. On pourrait la visiter pendant trente ans et découvrir encore une vallée en Basilicate ou un village perché dans les Marches qui réarrange notre compréhension de ce que ce pays contient.

Le sud est là où l’Italie devient le plus elle-même. Les masserie et les oliveraies des Pouilles, l’étrangeté volcanique des îles Éoliennes, l’excès baroque de Lecce — ces endroits ne possèdent rien de l’infrastructure touristique de la Toscane et tout du caractère brut, sans filtre, que l’infrastructure tend à lisser. L’Émilie-Romagne mérite un voyage entièrement construit autour de la table : le Parmigiano à Parme, le vinaigre balsamique à Modène, les tortellini à Bologne, chaque ville farouchement protectrice de sa contribution. Même Rome, qui peut sembler épuisante dans sa densité de merveilles, récompense le visiteur qui s’aventure au-delà de l’évidence — dans le Trastevere au crépuscule, vers le trou de serrure de l’Aventin, dans une trattoria du Testaccio où le menu n’a pas changé depuis 1960.

Quand partir : Avril à début juin ou mi-septembre à octobre. Les étés italiens sont chauds, bondés et de plus en plus éprouvants dans le sud. Octobre dans le Piémont ou en Ombrie — brouillard, truffes, vin nouveau — est peut-être le mois le plus sous-estimé du voyage en Europe.

Ce que la plupart des guides se trompent : Ils se concentrent sur le nord et le centre. Le Mezzogiorno — Naples, la Calabre, la Sicile, les Pouilles — est plus rude, moins poli et infiniment plus intéressant que ce que la plupart des itinéraires suggèrent. Et aussi : mangez là où les Italiens mangent, pas là où le menu est en quatre langues. La différence n’est pas subtile.