Porto est la deuxième ville du Portugal et, à bien des égards, son âme. Là où Lisbonne est vaste et cosmopolite, Porto est compacte et farouche — une ville d’églises en granit, de façades couvertes d’azulejos bleus, de ruelles médiévales étroites, et d’un rapport à son fleuve et à son vin qui définit absolument tout. Le quartier de la Ribeira, adossé au Douro, est un site classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO qui ressemble à un tableau : toits en tuile, immeubles pastel, linge suspendu à des balcons en fer forgé, et les chais de Vila Nova de Gaia qui luisent sur la rive opposée.
La Ribeira est le point de départ — le quartier médiéval au bord du fleuve, où les rues sont si étroites que les immeubles semblent se pencher les uns vers les autres, et où les restaurants installent leurs tables sur chaque centimètre carré de pavé disponible. Il faut goûter la francesinha — le sandwich emblématique de Porto, une construction de jambon, saucisse, steak et fromage noyée dans une sauce bière-tomate qui n’a aucune raison de fonctionner, et qui pourtant est absolument parfaite.
Vila Nova de Gaia — de l’autre côté du fleuve — est l’endroit où les chais font vieillir leur vin depuis des siècles. Graham’s, Taylor’s et Ramos Pinto proposent tous des dégustations. La plus belle vue sur Porto est depuis la terrasse de Graham’s, un verre de tawny à la main, à regarder le soleil se coucher sur la Ribeira.
La Livraria Lello est une librairie si belle qu’elle aurait, dit-on, inspiré Poudlard — un fantasme néo-gothique de bois sculpté et d’un escalier cramoisi. Achetez un livre. Elle le mérite.
Le Mercado do Bolhão, récemment rénové, est le cœur alimentaire de la ville : poisson frais, fromages empilés, pastéis de nata de la boulangerie du niveau supérieur.
La Gare de São Bento — la gare principale — possède un hall d’entrée recouvert de 20 000 azulejos représentant l’histoire du Portugal. C’est l’expérience de pendulaire la plus belle d’Europe.
Quand y aller : Mai à juin ou septembre. Porto est à son meilleur en début d’été, quand les journées sont longues et que la ville se prépare pour le festival de São João (23-24 juin), la fête de rue la plus folle du Portugal.