Palm-lined boardwalk and surf break at Cloud 9, Siargao
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Siargao

"L'île de surf où l'ambiance n'a pas encore été mise en boîte."

Siargao est une île en forme de larme au large de la côte nord-est de Mindanao, devenue la capitale du surf des Philippines essentiellement grâce à Cloud 9 — une droite rapide et creuse sur un récif peu profond qui accueille chaque année une compétition internationale. Mais Siargao n’est pas qu’une île de surf. C’est un endroit couvert de cocotiers, bordé de mangroves et parsemé de lagons, où le rythme de vie est réglé par les marées plutôt que par l’horloge, et où la “vie nocturne” consiste en un feu de camp sur la plage avec des San Miguel fraîches et quelqu’un qui joue de la guitare. Je suis arrivé en me disant quatre jours. J’en suis resté dix. C’est ce que Siargao fait aux gens.

Cloud 9 est le break principal, et l’observer depuis la promenade en bois iconique vaut le déplacement même si vous ne surfez pas. La vague est sérieuse — rapide, creuse, déferlant sur un récif corallien peu profond — et les surfeurs qui la domptent sont assez habiles pour la faire paraître facile, ce qu’elle n’est absolument pas. Pour les intermédiaires, Stimpy’s et Rock Island sont plus abordables. Pour les débutants, Jacking Horse offre des vagues douces et des instructeurs patients. J’ai pris deux cours, me suis mis debout exactement une fois, et l’instructeur m’a félicité avec une chaleur qui a transformé mon incompétence en accomplissement.

Surfer riding a tropical wave with palm trees visible in the background

L’island hopping depuis Siargao couvre les îles satellites : Naked Island (un banc de sable nu en pleine mer, rien que du sable et du ciel, le vide le plus photogénique que j’aie jamais rencontré), Daku Island (cocotiers, une communauté de pêcheurs, le meilleur poisson grillé du voyage — les bateliers le pêchent en chemin et le cuisent sur la plage), et Guyam Island (une petite île parfaitement ronde qui correspond exactement à l’image de l’île déserte des dessins animés, avec ses cocotiers penchés et son eau qui change de couleur selon la profondeur sous vos pieds).

Le lagon de Sugba — accessible après une heure de route et une traversée en bateau — est un lagon fermé entre des collines karstiques, idéal pour le paddle et pour sauter depuis des plateformes dans une eau chaude d’une clarté impossible. Le lagon est assez profond pour que l’eau passe du turquoise en bordure à un bleu-vert sombre au centre, et les collines environnantes sont couvertes d’une jungle si dense que les seuls sons sont les oiseaux et le lointain splash de quelqu’un d’autre qui saute.

Les bassins de Magpupungko apparaissent à marée basse sur la côte est — des piscines à débordement naturelles taillées dans la roche plate, avec l’océan qui lèche les bords. Le moment compte : vérifiez les tables de marées et arrivez une heure avant la marée basse pour l’expérience complète. Les bassins sont peu profonds, chauds, et si transparents que s’y allonger donne l’impression de flotter sur du verre au-dessus d’un fond corallien.

Tropical island with palm trees and turquoise water seen from above

La scène gastronomique à Siargao s’est considérablement améliorée ces dernières années. Bravo fait une excellente cuisine philippino-méditerranéenne sur une terrasse surplombant les cocotiers. Shaka est le café de la scène surf, avec un bon café et des smoothie bowls. Mais le meilleur reste le plus simple : fruits de mer grillés au marché nocturne de General Luna, où l’on choisit son poisson dans le présentoir, où il est cuit au charbon pendant qu’on attend, et où on le mange avec du riz et une sauce vinaigre à une table en plastique sous des guirlandes lumineuses pendant que la brise du soir vient du Pacifique. L’addition pour deux dépasse rarement cinq cents pesos — moins de dix dollars — et la qualité est extraordinaire.

La communauté de Siargao est ce qui fait revenir les gens. Surfeurs, nomades numériques, Philippins du week-end, l’occasionnel professeur de yoga — l’île attire des gens qui ont décidé que bien vivre ne nécessite pas de vivre vite, et le résultat est une ambiance collaborative plutôt que compétitive, détendue plutôt que performative. Ça ne durera pas éternellement. Profitez-en maintenant.

Quand y aller : De septembre à novembre pour le meilleur surf. De mars à octobre pour le beau temps. Siargao est sensiblement moins développée que Palawan ou Cebu — les vols sont limités et l’hébergement se remplit pendant la saison de surf. Réservez tôt si vous visitez en octobre pour la compétition annuelle de surf de Cloud 9.