Zurich déjoue le cliché de la stérilité helvétique. Oui, les tramways sont à l’heure et l’eau du lac est assez pure pour être bue directement, mais la ville a une veine créative qui se révèle dans ses friches industrielles reconverties, ses bars en bord de lac et une vie nocturne que les banquiers préfèrent ne pas trop publiciser. La Vieille Ville enjambe la Limmat — d’un côté, les maisons de corporations et les deux tours du Grossmünster ; de l’autre, les ruelles du Niederdorf, où restaurants à fondue et bars de jazz se disputent l’attention du passant.
La Bahnhofstrasse est l’une des artères commerçantes les plus chères d’Europe, mais les meilleures expériences de Zurich sont gratuites. On se baigne dans la Limmat ou dans le lac de Zurich aux zones de baignade publiques de la ville — les Suisses plongent dans leurs rivières urbaines avec la même désinvolture que d’autres peuples utilisent leurs piscines municipales. Le Kunsthaus abrite l’une des plus belles collections d’art d’Europe, des retables médiévaux jusqu’à Giacometti. Pour embrasser la ville dans son ensemble, il faut prendre le train jusqu’à l’Üetliberg, la montagne locale, où vingt minutes de trajet suffisent à offrir un panorama sur les Alpes, le lac et la ville soigneusement disposée en contrebas.
Quand y aller : De juin à septembre pour la baignade dans le lac et le cinéma en plein air. En décembre pour les marchés de Noël et la vieille ville scintillante sous ses guirlandes lumineuses.