Berne est une de ces rares capitales qui semble n’avoir rien à prouver. La Vieille-Ville — inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO — occupe une péninsule formée par un méandre de l’Aar, ses bâtiments en grès et ses six kilomètres d’arcades couvertes composant un paysage urbain qui n’a pas fondamentalement changé depuis le XVe siècle. Le Zytglogge, une tour de l’horloge médiévale dotée d’un cadran astronomique et d’un spectacle de marionnettes mécaniques, sonne toutes les heures depuis 1530.
Le poids culturel de la ville est discret mais bien réel. Einstein a élaboré sa théorie de la relativité restreinte alors qu’il travaillait au bureau des brevets ici — son appartement sur la Kramgasse est aujourd’hui un petit musée. Le Kunstmuseum abrite la plus grande collection d’œuvres de Paul Klee au monde. Mais le plus grand plaisir de Berne est peut-être le plus simple : les jours d’été, les habitants se changent à l’heure du déjeuner, descendent jusqu’à la berge et se laissent porter par le courant turquoise de l’Aar, ressortant à une échelle un demi-kilomètre plus loin avant de rentrer au bureau à pied. C’est civilisé, joyeux, et quintessentiellement suisse.
Quand y aller : De mai à septembre pour se baigner dans l’Aar et profiter des marchés en plein air sous les arcades. En novembre pour le célèbre Marché aux Oignons — une fête populaire d’un seul jour qui remonte au XVe siècle.