La vieille ville de Dubrovnik est l’un de ces endroits où les superlatifs semblent mérités. Les remparts — deux kilomètres de fortifications de six mètres d’épaisseur par endroits — encerclent une ville médiévale parfaitement préservée de rues en marbre, d’églises baroques et de toits en tuiles ocre qui s’embrasent de cuivre au coucher du soleil. La promenade sur les remparts est incontournable : le circuit prend environ quatre-vingt-dix minutes et offre des vues plongeantes sur les jardins des cours intérieures, sur l’île de Lokrum, et sur un Adriatique si bleu qu’on le croirait retouché.
À l’intérieur des murs, le Stradun est l’artère principale — un boulevard de calcaire poli qui capture la lumière et la renvoie comme un miroir. De chaque côté, des ruelles étroites grimpent à pic dans des quartiers résidentiels où le linge sèche sur des cordes tendues entre des façades en pierre et les chats somnolent sur des seuils tièdes. Il faut prendre le téléphérique jusqu’au Mont Srd pour la vue panoramique, puis redescendre se baigner depuis les rochers du Buza Bar, une terrasse accrochée à la falaise où l’on boit une bière fraîche avant de sauter dans l’Adriatique par un trou dans la muraille.
Quand y aller : Mai ou octobre pour éviter les hordes de bateaux de croisière. Juin et septembre sont chauds avec une fréquentation supportable. Juillet et août sont magnifiques mais bondés.